L'agriculture de conservation des sols (ACS) s'appuie sur trois fondamentaux interdépendants : une perturbation mécanique minimale du sol, une couverture permanente du sol et la diversification des espèces cultivées.
Limiter les perturbations du sol consiste à réduire le travail du sol, ce qui préserve la structure du sol et maintient en surface la matière organique, créant ainsi une protection contre l'érosion.
La limitation du travail du sol favorise également la capacité du sol à retenir l'eau et permet d'atténuer le changement climatique en séquestrant du carbone et en diminuant la consommation de carburant.
La couverture permanente du sol présente de multiples intérêts, notamment l'enrichissement de la terre en matière organique, l'amélioration de la structure du sol et de sa fertilité, la limitation de l'érosion et de l'évaporation de l'eau, ainsi que le stockage du carbone.
Allonger les rotations et diversifier les espèces semées permet d'éviter la spécialisation de la flore concurrente et de casser le cycle de développement des mauvaises herbes, tout en favorisant le fonctionnement du sol et en augmentant sa fertilité.
La succession de cultures de familles différentes permet également de casser le cycle des ravageurs et des pathogènes, et cette pratique est bénéfique pour le fonctionnement du sol.
L'agroécologie combine les principes de l'ACS à une réflexion sur les éléments de biodiversité, la place de l'arbre et la régulation naturelle des ravageurs.
Cette approche peut également créer une certaine concurrence vis-à-vis des mauvaises herbes, permettant de diminuer le besoin de recourir à du désherbage chimique.
La gestion des mauvaises herbes peut devenir plus complexe avec la réduction du travail du sol et notamment la suppression du labour.
La diversification des cultures semées, en alternant espèces d'hiver et de printemps, permet également de casser le cycle de développement de ces mauvaises herbes.