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Comment remplacer le labour ?

Édouard Peron
Édouard Peron
2025-11-13 20:40:34
Nombre de réponses : 27
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Se passer de labour implique de suppléer à ses fonctionnalités qui sont multiples. Un enrichissement du sol en matière organique peut être obtenu grâce aux cultures intermédiaires. L’influence du climat sur ce processus a été étudiée à INRAE depuis les années 90. D’autres travaux ont étudié le décompactage du sol par l’action des racines de plantes de couverture. Des chercheurs de plusieurs équipes INRAE ont analysé le décompactage du sol par la macrofaune du sol, notamment par les vers de terre. Cette étude a montré que deux ans sont nécessaires à ces derniers pour redonner à un sol compacté sa porosité initiale. Les Cipan sont efficaces dans la plupart des situations expérimentées, pour réduire la lixiviation de nitrate et donc sa concentration dans l’eau de drainage.
Renée Gay
Renée Gay
2025-11-05 22:52:39
Nombre de réponses : 26
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Semer sans labour Le non labour permet souvent de maintenir un niveau de rendement proche de celui du labour à plusieurs conditions : Semer la culture en bonnes conditions d’humidité, notamment en semis tardif à l’automne ou au printemps, notamment derrière des couverts, Avoir une structure du sol correcte, notamment pour les cultures d’automne en sol hydromorphe ou pour les cultures de printemps quel que soit le type de sol. En cas de compaction, il faut réaliser un travail profond, Maîtriser le parasitisme (limaces, rongeurs), notamment en l’absence totale de travail du sol Réussir la levée de la culture, en particulier pour les cultures de printemps. Les cultures d’hiver offrent beaucoup plus de souplesse à ce niveau, que ce soit au niveau de la rigueur nécessaire dans le placement des graines ou des conséquences d’une levée un peu moins bien réussie. Même si on observe des différences au niveau des levées intermédiaires et finales, l’analyse statistique des rendements ne montre aucune différence significative entre semoirs. En alternant des cultures de familles ou périodes de semis différentes, on a un moyen complémentaire de gestion agronomique des adventices qui peut compenser l’absence de labour. Une solution agronomique comme la modification de la rotation peut apporter une réponse à la gestion plus complexe des adventices, mais elle peut aussi avoir un coût en faisant réaliser des cultures parfois moins rentables.

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Andrée Guyon
Andrée Guyon
2025-10-26 07:20:43
Nombre de réponses : 17
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En l’absence de labour, la mise en place d’un couvert est fréquente avant une culture de printemps. En sol argileux, le couvert sera détruit en entrée d’hiver en profitant d’un travail du sol profond qui préparera également le sol pour la future culture. Le climat hivernal favorisera l’émiettement des argiles, et la reprise en sortie d’hiver ou au printemps préparera le lit de semences du tournesol. Faute de labour, il est possible que des adventices soient présentes à cette époque. Pour les détruire, choisir un vibrodéchaumeur équipé de pattes d’oies ou augmenter la profondeur du vibroculteur pour la reprise de mars. Si, entre cette reprise de mars et le semis du tournesol, des levées de jeunes dicotylédones ont lieu, les détruire avant le semis par un dernier passage d’outil altérant le moins possible le lit de semences. En cas de forte pression d’ambroisie ou de tournesol sauvage, le décalage de la date de semis laissera lever ces adventices pour pouvoir les détruire ensuite. La météo plutôt séchante facilitera cette destruction. Sans glyphosate, la destruction de graminées hivernales tallées sera très dépendante du climat. Plus la culture de printemps sera semée tard, meilleures seront les chances de réussite.