La loi de Mitscherlich énonce que chaque facteur de croissance peut avec son intensité propre contribuer à augmenter le rendement. Toutefois, compte tenu du fait qu'on s'approche de la limite du rendement maximal, le gain supplémentaire de rendement est, par comparaison, nettement plus réduit. Cette loi fut publiée par Eilhard Alfred Mitscherlich en 1909 dans sa contribution intitulée La loi du minimum et la loi de la diminution des rendements des sols. La loi de Mitscherlich complète la loi du minimum, qui énonce que le rendement d'une culture est limité par celui des éléments fertilisants qui le premier vient à manquer. La loi de Mitscherlich est ainsi liée aux principes de l'agronomie, notamment à la théorie de l'alimentation minérale des plantes développée par Liebig. Elle est également connexe à la loi de l'optimum de Georg Liebscher, qui stipule que les plantes utilisent l'élément de croissance présent en quantité minimale pour leur développement d'une façon d'autant plus efficace que les autres éléments de croissance sont présents dans des proportions optimales. Ensemble, ces lois forment les fondements de l'agriculture intensive, qui cherche à optimiser les rendements en considérant les facteurs limitants et en ajustant les apports fertilisants en conséquence. La loi de Mitscherlich, en considérant l'impact de chaque facteur de croissance sur le rendement maximal, apporte une compréhension plus nuancée des interactions entre les différents facteurs qui influencent la croissance des plantes et la productivité agricole.