Les terres limoneuses dominent dans une bonne quinzaine de départements français parmi les plus fertiles.
Des terres sableuses, terres calcaires, terres argileuses, terres humiques sont souvent associées aux sols fertiles.
Tout en les félicitant, Demolon écrivait alors : les auteurs sont partis de cette définition des terroirs dont parlait déjà Olivier de Serres et que la pratique a sanctionnée au cours des générations.
Car deux sols dits argileux se comportent différemment, selon l'humidité du climat, selon la teneur en matière organique, selon que leur pH est différent.
Un sol dit calcaire peut être acide si le calcaire est insoluble.
Par ailleurs, la nomenclature locale, si riche et expressive, traduit toujours des types génétiques nettement différenciés.
Toutes études rattachant désormais les principaux sols de nos terroirs à des types pédologiques éloquents devraient être largement encouragées.
Les cultivateurs d'un même type de sol ont acquis une image intuitive de sa physionomie, sauf en pays de sols homogènes et profonds comme les limons jeunes, cette physionomie tient compte des principaux éléments du profil.
La nomenclature locale dégage une physionomie particulière et précieuse à chacun des sols, qui renseigne mieux et plus avant que la classification physique des manuels d'agriculture.