Pour réduire l'acidité d'un sol, il est possible de réaliser des amendements basiques, tels que l'ajout de calcaire broyé, de dolomie, de marne, de craie, de cendre de bois ou de maërl. Il est important de procéder par petites doses, tous les ans ou tous les deux ans, en automne ou au début de l'hiver. Les amendements sont épandus sur le sol et incorporés superficiellement à l'aide d'un croc.
Cependant, avant d'amender le sol, il est crucial de tenir compte de la présence éventuelle de bases non actives qui ne font pas augmenter le pH mais permettent aux sols de soutenir des cultures basicoles. Les sols humifères, riches en humus, ont souvent un pH acide mais ne nécessitent pas d'amendement.
Il est également possible de tirer parti d'un sol à tendance acide en cultivant des plantes acidophiles, telles que les rhododendrons, les camélias, ou les conifères. Au potager, des plantes comme les haricots, les courges, les pommes de terre, et les framboisiers peuvent être cultivées dans un sol avec un pH compris entre 5 et 6.
Il convient de noter que tous les sols ont tendance à s'acidifier au fil du temps en raison des lessivages par les eaux de pluie et de la décomposition de la matière organique. La compréhension de ces facteurs est importante pour gérer efficacement l'acidité du sol et choisir les cultures appropriées.