Le premier réflexe, face à une terre sableuse, serait d’avoir une tendance à sur-fertiliser (apporter plus d’engrais, fractionner les apports…), afin de compenser le lessivage. Mais ce premier réflexe n’est pas forcément le bon, ni d’un point de vue agronomique, et encore moins économiquement, sauf à vouloir essayer de remplir le Tonneau des Danaïdes !
Le bon réflexe, s’agissant de la fertilisation en terrain sableux, c’est d’augmenter son pouvoir de rétention… Il faut donc penser « statut de la matière organique » de sa terre.
En effet, la capacité d’un sol à retenir les éléments fertilisants, est fonction de : Sa texture argileuse (faible par définition en terre sableuse, au contraire des sols argileux).
La quantité de matières organiques présentes, et de l’activité microbienne du sol.
On l’aura donc compris, rendre fertile un sol sableux, c’est : Le travailler le moins possible, et en tout état de cause, que de façon superficielle, afin de préserver l’équilibre de la vie du sol.
Favoriser cette vie du sol, en apportant régulièrement de la matière organique (compost, fumier, engrais verts, restitution au sol des résidus des cultures précédentes…), afin d’apporter aux écosystèmes à l’œuvre, de la matière organique à recycler en humus, mais aussi le « carburant » essentiel à son développement propre (chaînes carbonées, éléments catalyseurs…).
Augmenter le réservoir du sol et son activité biologique pour une meilleure rétention en eaux et en élément minéraux afin d’assurer la nutrition des plantes durant toute l’année.