La prévention, c'est avant tout le maintien d'un gazon dense et fermé, notamment en évitant les accidents d’exploitation, en réparant dès que possible les dégâts engendrés par des sangliers ou des campagnols, en alternant la fauche et le pâturage de printemps qui favorise le tallage.
Il faut aussi éviter la propagation de la plante indésirable en compostant les fumiers, en évitant la fragmentation des rhizomes lors des travaux de sol ou encore en empêchant la « montée en graine ».
L'agriculteur peut aussi tenter d'affaiblir les plantes indésirables dans la rotation notamment en réalisant des faux-semis ou en implantant des intercultures concurrentielles comme des céréales ou du ray-grass d’Italie.
Les moyens de lutte mécaniques sont nombreux, citons simplement la fauche, l'arrachage, le pâturage, le roulage, le hersage, l'eau chaude sans oublier les techniques de travail du sol au cours de la rotation.
La lutte biologique est réalisée avec des organismes vivants, leur efficacité en milieu fermé ou sur de petites surfaces peut être satisfaisante mais ces techniques sont rarement adaptées aux grandes surfaces.
Les luttes allélopathiques, homéopathiques et biodynamiques doivent être utilisées dans un schéma de lutte intégrée comprenant beaucoup de prévention et une lutte mécanique.
La lutte chimique a recours à l'utilisation de pesticides, ceux contiennent des substances actives d'origine naturelle ou synthétique.
La lutte raisonnée intègre les différentes méthodes de luttes dans un schéma global, l'utilisation des pesticides peut être proposé lorsqu'aucune des autres solutions n'a permis d'améliorer la situation.