Les méthodes non chimiques sont à privilégier dans la mesure du possible. Les traitements à l’aide d’insecticides adulticides doivent rester des moyens ponctuels, destinés à éviter la propagation de la maladie autour des foyers de contamination dans un cadre bien défini, en fonction notamment du contexte épidémiologique et des conditions locales. L’Anses recommande que leur utilisation s’effectue dans le cadre d’une stratégie de lutte intégrée, combinant plusieurs approches, parmi lesquelles : la mobilisation sociale et l’éducation du public, afin de faire connaître les bonnes pratiques pour lutter contre les moustiques et les maladies vectorielles. L’objectif est d’induire un changement de comportement durable, pour maintenir les mesures de prévention contre les piqures de moustiques, comme la lutte mécanique. La lutte mécanique : elle peut viser les larves, en éliminant l’eau stagnante, dans lesquels les moustiques peuvent pondre, comme par exemple dans les pots de fleurs, les récipients ou les pneus usagés. La lutte mécanique peut également viser les moustiques adultes, avec la pose de pièges. La prévention contre les piqûres de moustiques, qui passe essentiellement par des protections individuelles. Il est ainsi recommandé, en premier lieu, de porter des vêtements amples et couvrants et de dormir sous des moustiquaires. Si ces mesures non chimiques sont insuffisantes, il est conseillé d’appliquer des produits répulsifs adaptés sur la peau ou les vêtements, en privilégiant les produits disposant d’une autorisation de mise sur le marché, et en suivant les instructions d’emploi, ainsi que de recourir à l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide. D’autres méthodes innovantes sont étudiées. Les insecticides, une solution avec des limites, peuvent également être utilisés, avec des substances actives comme le Bti, qui cible les larves de moustiques, et la deltaméthrine, qui cible les moustiques adultes.