La protection la plus facile est de pailler le sol autour de la plante.
Une couche de paillis de 15 cm gardera les racines nettement plus au chaud et les racines sont la partie de la plante qui est la plus fragile au froid.
Ce paillis peut être tout simplement composé de feuilles tombées des arbres environnants, de branches de conifères, de tourbe ou de compost.
Il n’en faut pas plus pour protéger les vivaces et les plantes basses du froid hivernal.
Les plantes peu rustiques qui seront exposées au vent l’hiver nécessiteront plus d’attention.
Vous pouvez les entourer de 3 ou 4 tuteurs et y fixer du géotextile ou de la jute pour couper le vent.
Si la plante est vraiment « hors zone » (plantée au-delà de sa bonne zone de rusticité), remplissez cette « cage » de feuilles mortes pour assurer une isolation maximale.
Le cas le plus extrême se trouve chez les rosiers buissons : les hybrides de thé, grandifloras et floribundas.
Ces rosiers frileux (zone de rusticité 7 ou 8) aimeraient mieux se trouver en Virginie qu’au Québec!
Buttez leur base de 15 cm de terre et couvrez-les d’un cône à rosier tenu en place par des piquets ou une brique.
Heureusement que les rosiers arbustifs, maintenant très tendance, sont plus rustiques et n’exigent, pour la plupart, aucune protection hivernale.
Oui vous avez bien lu : aucune!
Aucune protection ne vaut l’intérieur
Pour certaines plantes, aucune « protection hivernale » en plein-air ne suffira, du moins, pas au Québec.
Il faut les rentrer dans la maison ou dans un autre endroit libre de gel l’hiver.
C’est le cas des plantes tropicales comme l’hibiscus et le bananier ou subtropicales, comme le laurier-rose ou le bougainvillier.
Rentrez ces plantes très tôt, dès le mois de septembre, et conservez les tropicales dans une pièce chauffée et bien éclairée tout l’hiver en leur offrant des arrosages ponctuels.
Autrement dit, traitez-les comme des plantes d’intérieur.
Les subtropicales peuvent hiverner dans un garage à peine chauffé tant qu’il est libre de gel.
Elles entreront alors en dormance profonde et n’auront pas besoin de lumière — et donc presque pas d’arrosage! — jusqu’au printemps.