Il est toutefois certain qu’un terreau de jardinière deviendra plus compact et dense avec le temps, car une partie de son contenu est organique et se décomposera. Ainsi, il faudra rajouter occasionnellement de la matière organique — compost, fumier, terreau frais, etc. — quand le niveau du terreau baissera.
Si vous ne voulez pas réutiliser terreau en jardinière, il est parfaitement loisible de l’employer presque à toute fin de jardinage: pour réparer une pelouse, pour ajouter au potager ou à une plate-bande, etc.
La situation du terreau des plantes d’intérieur est un peu différente, surtout un terreau vieux de 4 ans et plus.
Quand vous voyez une croûte blanche sur le bord du pot et même sur la tige de la plante, c'est que le terreau est contaminé aux sels minéraux.
Dans la maison, où l’eau est appliquée en circuit fermé, des sels minéraux s’accumulent peu à peu, au point où le terreau devient toxique et commence à endommager les racines.
Cela n’arrive pas aux terreaux de jardinière en plein air, car ils sont régulièrement lessivés par la pluie et les arrosages et le surplus d’eau se draine hors du pot, dans la nature.
Donc les minéraux ne s’y concentrent pas.
La place logique pour le terreau usé des plantes d’intérieur serait dans le composteur.
Comme il sera très riche en minéraux, son ajout stimulera les microbes dans le composteur à travailler encore plus assidument, aboutissant en un compostage plus rapide.
Vous pourriez aussi le mélanger à la terre du potager ou de la plate-bande dans une proportion de pas plus qu’une partie de terreau «contaminé» par quatre parties de terre à jardin.
Ou le terreau de plantes d’intérieur peut aller au centre de récupération écologique.