Pour éviter la perte de vos cultures, la prévention est le maître mot. Plantez de façon espacée vos pommes de terre ou autre variété, afin de ne pas favoriser le transfert des spores d’un plant à l’autre par manque d’aération. Plantez sur buttes de 20 cm environ : cela fortifiera la plante et provoquera l’écoulement de l’eau. Evitez le voisinage des légumes concernés : de la même manière que vous respectez la rotation des cultures, ne placez pas la pomme de terre à côté des aubergines, etc. Semez et cultivez vos tomates sous serre, ou sous film plastique, afin de limiter leur exposition à la pluie. Arrosez sans asperger le feuillage, et de préférence le matin, plutôt que le soir. Paillez vos plants de légumes : le paillage est l’une des tâches importantes à effectuer en mai au potager. Utilisez un fongicide biologique, agissant comme de la bouillie bordelaise. A titre préventif, le purin d’ortie fortifie bien la pomme de terre et la tomate.
Si la maladie est déclarée, réagissez rapidement ! Coupez les feuilles infectées. Pulvérisez une infusion de fleurs de tanaisie, décidément très utile au jardin, si le mildiou n’est pas encore bien installé. Je vous recommande une proportion de 100 g de fleurs pour un litre d’eau. Récupérez les tomates encore vertes, non atteintes par la maladie. Placez-les sur un appui de fenêtre ensoleillé pour favoriser leur maturité.