Depuis le 1er janvier 2024, avec l’entrée en vigueur de l’obligation de composter, 62 % des Français déclarent trier leurs déchets, contre 54 % l’année précédente.
Depuis un an, les collectivités doivent proposer à tous les habitants une solution de compostage des biodéchets, conformément à la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) adoptée en 2020.
Cela ne signifie pas qu’un particulier qui ne composte pas est sanctionné, mais toutes les collectivités – les intercommunalités – doivent proposer une solution ou s’engager dans une démarche pour le faire.
Certaines collectivités se contentent de vendre des composteurs individuels et considèrent qu’elles ont rempli leur mission.
Or, elles doivent s’assurer que tous les habitants sont bien informés et équipés.
La dynamique n’est pas la même partout.
Dans le Nord, certaines collectivités pratiquent le tri à la source depuis plusieurs années, bien avant l’entrée en vigueur de la loi.
À l’inverse, dans le Sud, certaines ne s’y sont mises que récemment.
5 millions de tonnes de déchets par an.
Si les déchets alimentaires sont dans le collimateur instances publiques, c’est parce que ces derniers représentent un tiers du contenu des poubelles ménagères des Français.
20 % des Français compostent leurs déchets de manière autonome.
Une progression encourageante, donc, mais encore bien insuffisante pour atteindre les objectifs fixés par la législation.