Le terme même de "biochar" est ce qu'on appelle un néologisme, un nouveau nom créé à partir des origines du produit inédit : "bio" pour sa qualité organic et "char" en référence à l'anglais charcoal signifiant "charbon de bois". Il s'agit d'un charbon à usage agricole qui aurait aussi pu s'appeler "agrichar" mais c'était peut-être moins vendeur en termes de marketing, pourtant son application est bien agronomique et environnementale. Le biochar, sorte de carbone solide, fertilisant agissant comme puits de carbone, est issu de la dégradation de matière organique par pyrolyse. Cette porosité est due à la pyrolyse qui permet de préserver durablement la structure de la matière organique de base, en conservant les cellules vides et vaisseaux auparavant remplies de sève et en ne gardant que le carbone évitant ainsi son rejet dans l’atmosphère qui contribue au réchauffement climatique. Mais si ces derniers sont absorbés par le biochar, cela n'a d'intérêt pour le sol, en termes d'amendement, que s'ils bénéficient aux plantes et qu'ils ne sont pas uniquement stockés. Pour cette raison, les différents chercheurs et spécialistes qui ont fait des expérimentations avec le biochar, en tirent les mêmes conclusions : le biochar doit être inoculé avant utilisation.