La taille de recepage exceptionnelle comme c’est le cas sur un très vieux rosier que l’on va rabattre plus ou moins sur la souche se pratique en plein hiver, entre janvier jusqu'à fin février en région froide.
Techniquement parlant, dans le cas d’un rosier grimpant non remontant, l’induction florale s’effectue sur le bois de l’année précédente, c'est-à-dire sur des rameaux d’un an ou plus, et dans le cas d’un rosier grimpant remontant, elle s’effectue sur le bois de l’année et de l’année précédente.
Si vous taillez en hiver un rosier non remontant, sachez que la floraison sera plus ou moins sacrifiée la première année, mais il faut savoir que la floraison sera moindre de toute façon la première année, le temps que le rosier reconstitue des pousses toutes neuves.
Examinez votre rosier : repérez les branches mortes et dénudées, elles sont sèches, de couleur grisâtre et sont cassantes.
Taillez-les à 2 ou 3 yeux ou à 15 cm de leur jonction avec la charpentière : coupez à 0,5-1 cm de l'œil, en biseau de façon à ce que l’eau de pluie ne s'écoule pas sur le futur bourgeon.
Arquez les charpentières le plus possible à l’horizontal, avec les liens : en les palissant de cette façon, on répartit mieux la sève et on favorise la production de nouveaux rameaux florifères sur toute la longueur de la branche, à la manière d'une arcure.
Enfin, occupez-vous du pied du rosier : en griffant légèrement le sol, pour ôter les éventuelles adventices, en incorporant un peu d’engrais pour rosiers riche en potasse, ou à diffusion lente type corne broyée, ou, encore mieux, du compost ou fumier bien décomposé.
Epandez un paillage en fine couche sur 2-3 cm : un mélange de résidus de tonte séchée et de broyat par exemple, ou des feuilles mortes.