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Comment puis-je éviter le retrait-gonflement des argiles ?

Grégoire Roux
Grégoire Roux
2025-09-08 03:02:41
Nombre de réponses : 18
0
Pour éviter le retrait-gonflement des argiles, plusieurs moyens peuvent être mis en œuvre. Tout d’abord, il est possible de faire un plancher sur vide sanitaire et des chaînages horizontaux. Réaliser un joint de rupture permet également d’éviter la fissuration. En cas de terrain en pente, faire un ancrage homogène entre amont et aval est conseillé. La pose d’un système de drainage adapté est également essentiel. D’autres moyens complémentaires peuvent être nécessaires pour contrer le retrait-gonflement. La pose de drains et d’une nappe drainante et imperméabilisante peuvent limiter fortement le phénomène. En rénovation, un système d’évacuation des eaux pluviales peut être une alternative efficace à des travaux coûteux. Il existe des systèmes associant nappe drainante étanche à la vapeur et tubes drainants performants. La pose d’un système anti-retrait gonflement de nouvelle génération peut également être une solution innovante. Il assure plusieurs fonctions simultanément, notamment l’empêchement de l’évaporation de l’eau contenue dans la nappe argileuse et l’acheminement rapide de l’eau vers les drains. D’autres mesures de bon sens peuvent également être prises, comme la pose d’un récupérateur d’eau de pluie pour limiter le ruissellement lors des fortes pluies ou l’évitement de planter des arbres ou arbustes à proximité de la maison, car les racines assèchent le terrain et contribuent au phénomène de retrait. En résumé, pour éviter le retrait-gonflement des argiles, il est conseillé de mettre en place un système de drainage adapté, de prendre des mesures de bon sens et de considérer l’utilisation de systèmes innovants pour limiter les problèmes liés aux terrains argileux.
Dorothée Pires
Dorothée Pires
2025-09-07 23:00:23
Nombre de réponses : 16
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Les fondations sur semelle doivent être suffisamment profondes pour s’affranchir de la zone superficielle où le sol est sensible à l’évaporation. Une construction sur vide sanitaire ou avec sous-sol généralisé est préférable à un simple dallage sur terre-plein. Un radier généralisé, conçu et réalisé dans les règles de l’art, peut aussi constituer une bonne alternative à un approfondissement des fondations. Les fondations doivent être ancrées de manière homogène sur tout le pourtour du bâtiment. La structure du bâtiment doit être suffisamment rigide pour résister à des mouvements différentiels, d’où l’importance des chaînages horizontaux et verticaux. Deux éléments de construction accolés, fondés de manière différente ou exerçant des charges variables, doivent être désolidarisés et munis de joints de rupture sur toute leur hauteur pour permettre des mouvements différentiels. Tout élément de nature à provoquer des variations saisonnières d’humidité du terrain doit être le plus éloigné possible de la construction. On considère en particulier que l’influence d’un arbre s’étend jusqu’à une distance égale à au moins sa hauteur à maturité. Sous la construction, le sol est à l’équilibre hydrique alors que tout autour il est soumis à évaporation saisonnière, ce qui tend à induire des différences de teneur en eau au droit des fondations. Pour l’éviter, il convient d’entourer la construction d’un dispositif, le plus large possible, sous forme de trottoir périphérique ou de géomembrane enterrée, qui protège sa périphérie immédiate de l’évaporation. Les canalisations enterrées d’eau doivent pouvoir subir des mouvements différentiels sans risque de rompre.

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Thomas Letellier
Thomas Letellier
2025-09-07 21:18:40
Nombre de réponses : 25
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Il est parfaitement possible de réduire considérablement la vulnérabilité des constructions sur des sols argileux sujets à ce phénomène moyennant le respect de règles constructives relativement simples qui n'entraînent pas de surcoût majeur sur les constructions. Il est donc fondamental : de savoir identifier avant construction la présence éventuelle d'argile gonflante au droit de la parcelle en se référant à la cartographie de l'exposition au retrait-gonflement des argiles, puis de réaliser les études géotechniques selon les modalités fixées par l’ arrêté du 22 juillet 2020 relatif au contenu des études géotechniques à réaliser dans les zones exposées au phénomène de retrait gonflement des argiles ; de s'assurer que ce risque est pris en compte dans les projets de construction ; de maîtriser et éloigner des rejets d’eau dans le sol(eaux pluviales et eaux usées) ; d’éloigner les plantations d’arbres des bâtiments. L’arrêté du 22 juillet 2020 vise les techniques particulières de construction à mettre en œuvre dans les zones exposées au phénomène de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols argileux. Parmi les travaux de réduction du risque retrait-gonflement, on peut citer : fondations profondes, en premier lieu, les fondations doivent être suffisamment profondes et ancrées de manière homogène afin de s'affranchir de la zone la plus superficielle du sol, sensible à l'évapotranspiration et donc susceptible de connaître les plus grandes variations de volumes ; sous-sol général ou vide sanitaire : Une construction sur vide sanitaire ou avec sous-sol généralisé est préférable à un simple dallage sur terre-plein. Un radier généralisé, conçu et réalisé dans les règles de l’art, peut aussi constituer une bonne alternative à un approfondissement des fondations ; rigidification de la structure par chaînage : Afin de résister à la force des mouvements verticaux et horizontaux provoqués par le phénomène de retrait-gonflement, les murs de l'habitation peuvent être renforcés par des chaînages internes horizontaux (haut et bas) et verticaux pour rigidifier la structure du bâtiment ; préservation de l'équilibre hydrique du sol : tout élément de nature à provoquer des variations saisonnières d’humidité du terrain (arbre, drain, pompage ou au contraire infiltration localisée d’eaux pluviales ou d’eaux usées) doit être le plus éloigné possible de la construction. On considère en particulier que l’influence d’un arbre s’étend jusqu’à une distance égale à au moins sa hauteur à maturité ; sous la construction, le sol est à l’équilibre hydrique alors que tout autour il est soumis à évaporation saisonnière, ce qui tend à induire des différences de teneur en eau au droit des fondations. Pour l’éviter, il convient d’entourer la construction d’un dispositif, le plus large possible, sous forme de trottoir périphérique ou de géomembrane enterrée, qui protège sa périphérie immédiate de l’évaporation ; en cas de source de chaleur en sous-sol (chaudière notamment), les échanges thermiques à travers les parois doivent être limités par une isolation adaptée pour éviter d’aggraver la dessiccation du terrain en périphérie. Il peut être préférable de positionner cette source de chaleur le long des murs intérieurs ; enfin, les canalisations enterrées d’eau doivent pouvoir subir des mouvements différentiels sans risque de rompre, ce qui suppose notamment des raccords non fragiles (systèmes d’assouplissement) au niveau des points durs.