Pour lutter contre le paludisme, il faut donc prendre en compte ces différents éléments, et s’adapter aux différents contextes.
En combinant la prise en charge des patients, la lutte contre le moustique et la chimioprévention, - ainsi que l’amélioration des conditions de vie - le paludisme a déjà été éliminé de plusieurs pays d’Europe et d’Amérique.
La chimioprévention consiste à distribuer ponctuellement des traitements antipaludéens à certains groupes de population.
Le traitement préventif intermittent permet de réduire jusqu’à 30% les cas de paludisme chez les femmes enceintes et les nourrissons.
Pendant la saison de haute transmission du paludisme, la chimioprévention pour les enfants de 3 mois à 5 ans fait diminuer de 80% les cas de paludisme simple, et de 70 % les cas sévères.
Ainsi au Tchad, MSF a lancé cette année une opération de pulvérisation d’insecticides dans la région de Moissala, qui vise 22 000 maisons.
Il devient ainsi important de lutter aussi en amont, en détruisant les larves et en controlant la propagation du moustique.
Seule la mise au point d’un vaccin plus efficace, bon marché et facile d’utilisation peut constituer une avancée sérieuse pour le controle d’une des plus grandes tueuses infantiles.