Pour prévenir de la maladie, il est d’ailleurs recommandé de broyer les résidus de la culture précédente en maïs et de les enfouir.
Les conditions climatiques estivales chaudes et humides sont bien entendu très favorables à la croissance des champignons sur la plante, mais le « fond de cuve » doit être présent.
La plupart du temps, les champignons se conservent sur les résidus de la culture précédente.
De même, le fait d’avoir de nombreux maïs dans la rotation accroît le risque, notamment dans le cas de l’helminthosporiose.
Pour cette maladie, la sélection de variétés tolérantes est le principal moyen de lutte.
Le tri variétal facilité par l’évaluation faite par ARVALIS - Institut du végétal et d’autres organismes est primordial.
En maïs consommation, la question d’une protection fongicide foliaire peut se poser, lorsque la mise en culture d’une variété sensible en zone à risque ne peut être évitée et en cas d’infection précoce et virulente créée par un climat propice à la maladie.
Il est recommandé de réaliser un traitement préventif à base d’azoxystrobine.
Cette intervention reste également utile au tout début de l’attaque, à l’aide d’un des deux produits autorisés : Amistar et Azoxystar.
Dans tous les cas, il faut retenir qu’un traitement préventif est toujours plus efficace qu’une intervention réalisée après le constat de la maladie.