Des pluies pas assez abondantes pour éviter la sécheresse pendant la période de recharge ont été significativement inférieures - comme en 2021-2022 - aux normales de saison.
Alors l’été débutera avec un stock d’eau déficitaire dans les régions concernées, rendant probable la survenue d’un épisode de sécheresse.
Des températures élevées sont un facteur qui augmente considérablement le risque de sécheresse des sols, cette dernière pouvant avoir un impact sur la sécheresse tout court.
Plus il fait chaud, plus les sols s’assèchent, notamment en raison de l’évaporation de l’humidité qu’ils contiennent.
Un vent qui assèche comme la chaleur, le vent peut-être particulièrement asséchant.
La conséquence est la même pour les sols : une perte en capacité d’infiltration qui pose problème aussi bien en période de recharge que pendant l’été.
Une demande en eau plus importante en été, les températures élevées viennent aussi renforcer une pression présente chaque été : des besoins d’eau plus importants, en premier lieu pour l’agriculture.
Une aggravation liée au réchauffement climatique, la fréquence des sécheresses et leur intensité sont amenées à augmenter.
Le changement climatique causé par l’activité humaine a rendu la sécheresse dans l’hémisphère nord en été « au moins 20 fois plus probable », indiquaient des chercheurs du World Weather Attribution (WWA) en octobre 2022.
Selon eux, si le réchauffement se poursuit de la même manière, la fréquence et l’intensité des épisodes de sécheresse ne feront qu’augmenter.
Deux phénomènes se croisent en effet : d’une part, une tendance à la baisse des précipitations estivales alimentant les rivières ; mais aussi, en parallèle, un phénomène de retour de l’eau vers l’atmosphère, notamment par la transpiration des plantes amplifiée par les températures élevées.