Les jardins japonais sont connus pour être modelés d'après les paysages naturels.
Comment s'est établi et a évolué leur style ?
Retraçons l'histoire des jardins japonais, qui, subissant l'influence des différentes époques, se sont développés d'une façon unique.
Au Japon, les plus anciens jardins connus remontent à la période d'Asuka et à l'époque de Nara.
Dans la province du Yamato, la famille impériale et les clans les plus puissants créaient des scènes rappelant l'océan à l'aide d'étangs recouverts d'îles, et dont les rivages sont tapissés de plages de sables appelées suhama.
La capitale du Japon a déménagé de Nara à Kyoto en 794, marquant ainsi le début de l'époque de Heian.
L'une des plus puissantes familles de la noblesse, le clan Fujiwara, consolide son pouvoir, tandis que des arts et une culture propres aux japonais se développent.
Les familles de l'aristocratie vivaient dans de luxueuses résidences bâties dans un style appelé shinden-zukuri.
Les jardins de cette période étaient magnifiques.
Au 10e et 11e siècle, l'aristocratie japonaise se montre de plus en plus dévote dans sa pratique du bouddhisme.
Alors que la croyance selon laquelle les enseignements du bouddhisme pourraient disparaître un jour se répandait, on se mit à modeler les jardins d'après l'image de la terre pure, ou jodo en japonais, telle qu'elle était évoquée dans les écritures religieuses.
Dans ces jardins, l'étang occupe une place essentielle, et un pont en arc mène à une île placée en son centre.