La plus belle calligraphie, c'est l'amour que l'on peut donner et recevoir.
La tâche à accomplir est double : elle consiste d'une part à conserver l'accès au sens littéral du texte qui doit toujours rester lisible dans la langue choisie, et d'autre part, à suggérer, au moyen des caractères de lettres, un dessin, une image, chargés de transmettre les émotions ou les visions que ce texte a suscitées en lui.
Son travail est une recherche en amont des langues et des formes scripturales, comme pour retrouver dans son propre inconscient le souffle des origines, là où le langage symbolique et la signification de l'écrit ne faisaient souvent qu'un.
C'est donc un art, art de l'union de la forme et du fond, art de l'incarnation visible de l'invisible.
On est pris de vertige devant la richesse des effets en miroir provoqués par une telle approche.
Ce dont tu parles, c'est un idéal vers lequel il faut tendre.
En fait, je "travaille" les maîtres mais seul.
Et ces maîtres sont de plus en plus nombreux puisqu'ils touchent ceux de la calligraphie arabe, de la calligraphie latine.