Les jardins orientaux, antiques et médiévaux utilisaient déjà la symétrie ou l’utilisation de dessins complexes.
Dès la Renaissance italienne ou française, à Florence ou Villandry, les dessins en broderie n’ornaient-ils pas déjà les parterres.
Quant aux bassins et canaux, ils agrémentaient largement les jardins d’Orient, d’Espagne et d’Italie, à Séville ou Tivoli.
En France, dès la Renaissance, c’est Claude Mollet qui fut sous Henri IV le premier grand jardinier à avoir dessiné des parterres de buis notamment à Anet, à Fontainebleau et même à St Germain en La ye, bientôt imités par Chenonceaux, le Jardin du Palais du Luxembourg ou le Parc de St Cloud.
C’est cependant André Le Nôtre qui, le premier, va formaliser et élaborer LE style du jardin à la française, d’abord à Vaux-le-Vicomte et ensuite à Versailles, à la demande du roi Soleil, Louis XIV.
Le Nôtre y reprend le principe d’un dessin régulier et d’une certaine symétrie mais à l’échelle monumentale et sur plusieurs centaines d’hectares.
André Le Nôtre souhaite cependant toujours que les jardins gardent un aspect naturel, harmonieux et dans de belles proportions.