Pour réussir une rocaille, il faut commencer par s’imprégner d’images de rocailles naturelles.
Paysages de causses ou de montagne, le mouvement est toujours le même : la nature, en érodant les pentes, dégage des strates de pierres horizontales, alternant avec des couches plus terreuses où viennent se nicher des plantes adaptées.
C’est cet esprit-là qu’il faut retrouver au jardin.
Vous rechercherez des pierres locales, afin qu’elles s’intègrent parfaitement au paysage.
Commencez par délimiter l’emplacement de la future rocaille au sol, à l’aide d’un tuyau d’arrosage.
Ne compliquez pas trop : privilégiez une forme simple avec une base plus large que le haut.
Travaillez ensuite le sol à la fourche bêche ou à la grelinette, par bandes transversales afin de ne pas faire descendre la terre.
Matérialisez les différentes rangées de pierres à poser, comme des gradins, en tendant des ficelles sur de petits piquets enfoncés au bout de chaque rangée.
Dégagez, à la pelle de chantier, une assise plate pour les pierres du bas, en rejetant l’excès de terre vers le haut du talus.
Commencez par poser vos pierres les plus grosses pour bien bloquer la terre.
Prenez le temps de vérifier qu’elles sont bien stables et damez au besoin.
Intercalez ici et là de plus petites pierres et laissez juste quelques espaces pour planter des arbustes couvre-sols.
Comblez derrière ces pierres en tirant de la terre du talus à la griffe, puis au râteau pour affiner.
Placez des pierres intermédiaires entre les lignes.
Plantez ensuite entre les mini-terrasses, en mélangeant vivaces et arbustes et en ayant soin d’alterner des hauteurs différentes, des enracinements superficiels et profonds.
Une fois tout ce petit monde en terre, c’est le moment d’étaler un paillage minéral.
Misez sur la pouzzolane, une roche volcanique alvéolée qui conserve les racines au chaud.
Légère et drainante, elle limite les arrosages et la pousse des adventices.